4 Utilisation médicale et cosmétique

4.1 Histoire de l’aromathérapie
Dans l'histoire de la médecine, au moins jusqu'au XVIe siècle, l'histoire de l'aromathérapie se confond en grande partie avec celle de la phytothérapie. Les plantes, dans leur ensemble, constituaient la base de la pharmacopée des civilisations antiques.
En effet, 40.000 ans av. J-C, les Aborigènes australiens utilisaient déjà les plantes aromatiques par les moyens rudimentaires de la fumigation (fumées inhalées provenant de feux de plantes aromatiques) et des cataplasmes (pâtes à l'argile mélangées aux plantes aromatiques et appliquées sur la peau).
5.000 ans avant notre ère, la 1ière pharmacopée chinoise nous renseigne l'emploi de 2 plantes aromatiques majeures, toujours très utilisées à notre époque: le gingembre et la cannelle. La Chine était tout un des grands berceaux de l’histoire qui utilisait les plantes telles que l’anis, le curcuma, la cannelle, le gingembre et leurs essences pour guérir par le Pen Tsao ou SHEN NUNG, médecine traditionnelle chinoise vers 2800 av J-C.
 
L'Inde nous apporte une approche médicale originale (Ayurvéda) très axée sur les plantes aromatiques et leurs actions énergétiques.
 
2.800 ans av. J-C, l'Egypte utilise les essences aromatiques dans le processus de momification, mais aussi en tant que médicament ingéré. En 1817, on a découvert le papyrus Ebers mesurant 870 pieds de long.  Datant de 1500 ans avant Jésus-Christ, il était appelé le parchemin médicinal.  Il mentionnait plus de 800 prescriptions et remèdes à base de plantes. D’autres parchemins indiquent que les Égyptiens avaient un taux élevé de succès dans le traitement de 81 maladies différentes. Plusieurs des mélanges utilisés contenaient de l’huile essentielle de myrrhe avec du miel.  La myrrhe était utilisée pour l’embaumement en raison de son efficacité pour empêcher la croissance bactérienne

 
De la Grèce et de la Rome antique, Hippocrate de Cos (père de la médecine occidentale), puis Dioscoride et Galien nous lèguent leurs connaissances aromatiques dans de nombreux ouvrages de référence pour cette époque.
Vers 1.200, Avicenne (Ibn Sina), prince et médecin arabe, invente le premier alambic digne de ce nom pour distiller les plantes aromatiques. Les invasions arabes en Espagne et les croisades nous apportent cette  technologie en Europe.
 
Avant le 12ème siècle, les Européens ne produisaient pas d’huiles essentielles. Vers 1.400, le pharmacien s'appelait «Aromaterii» et le vinaigre des 4 voleurs composé exclusivement des essences de plantes protégeait de la peste.
 

Durant la Grande Peste en Europe, une bande de voleurs a été prise en flagrant délit et traduite devant le Roi. Ce dernier a forcé les voleurs à divulguer un bien étrange secret. Les voleurs pénétraient dans les résidences des victimes de la peste et dépouillaient les cadavres de leur argent, de leurs bijoux et de tout ce qui avait de la valeur. Malgré le caractère très contagieux de la peste, aucun membre de cette bande de voleurs n’a contracté la maladie mortelle même si leurs larcins les mettaient quotidiennement en contact avec les cadavres des victimes de la peste. Le Roi, désireux de protéger la famille royale ainsi que lui-même, a demandé aux voleurs comment ils avaient évité de contracter la peste. Les voleurs étaient tous membres de la même famille – une famille provenant d’une longue lignée d’apothicaires.  En raison de leur connaissance approfondie des arts de la guérison, connaissance qui était transmise de génération en génération, ils connaissaient une combinaison d’huiles spécifiques extraites de plantes.  Ce mélange d’huiles enduit sur le corps, protégeait l’organisme contre cette maladie mortelle.  Le Roi a forcé les voleurs à divulguer quelles huiles spécifiques étaient utilisées, ainsi que la méthode pour extraire ces huiles des plantes.  Muni de cette information vitale, le Roi a été en mesure de protéger sa propre personne et la famille royale de la peste mortelle. La recette pour ‘l’huile des voleurs’ se trouve encore dans les archives royales.
La grande époque des huiles essentielles débute au 15ème siècle jusqu’en 1935, date a laquelle elle est reléguée à l’arrière plan avec la découverte de la pénicilline. Une grande partie des connaissances au sujet des huiles essentielles a été perdue durant le Moyen Âge et lors des incendies de bibliothèques telles que celle d’Alexandrie.  La précieuse science de l’aromathérapie a refait surface dans le cadre de l’industrie cosmétique et de la parfumerie.
Progressivement à partir du début du vingtième siècle, d'autres scientifiques et thérapeutes ont pris le relais pour faire reconnaître cette approche comme médecine à part entière: Gattefossé, Valnet, Duraffourd, Franchomme, Baudoux,....
En 1918, René GATTEFOSSE, un chimiste français se serait brûlé la main lors d’un accident en laboratoire. Son reflexe fut de plonger sa main dans de l’huile essentielle de lavande. La cicatrisation fut rapide et propre, ce qui poussa le chimiste à étudier les propriétés curatives ainsi que les composés chimiques des huiles essentielles. René GATTEFOSSE inventa le terme « d’aromathérapie » en 1928 il publia ses découvertes en 1937 dans son livreAromathérapie. Aujourd’hui, il est considéré comme  le père de l’aromathérapie moderne.
Durant la seconde guerre mondiale, le Dr Jean VALNET, un médecin et chirurgien français des armées a l’idée d’utiliser les huiles essentielles pour guérir les blessures de guerre alors que les médicaments allopathiques sont rares pendant cette période difficile. Il approfondit  les recherches de René GATTEFOSSE et les publia en 1964 dans son premier livre L’aromathérapie, traitement des maladies par les essences des plantes. Il donne naissance à deux grandes écoles, l’aromathérapie médicale pour une approche clinique et scientifique, dite de tradition médicale française et l’aromathérapie de grand-public qui vise le bien-être, dite de tradition anglo-saxonne. Les médecins qui soignent avec les huiles essentielles sont appelés les « fils spirituel » du Dr VALNET.
En 1975, Pierre FRANCHOMME, aromatologue réputé, apporte la notion fondamentale du “chémotype”, véritable signature biochimique de l’huile essentielle. Cette notion a permis d’améliorer les résultats thérapeutiques, de réduire les échecs et de diminuer les risques secondaires. Il est coauteur d’un livre L’aromathérapie exactement, considéré comme la bible des huiles essentielles.
4.2 Mode d'administration
     Les huiles essentielles pures ou en mélanges, peuvent s’utiliser suivant des méthodes variées, en fonction de plusieurs critères :
-    la nature de l’essence,
-    ses propriétés,
-    les précautions d’emploi qui lui sont propres,
-    les bienfaits recherchés.
Dans cette dernière partie, nous allons essayer de détailler les différents modes d’utilisation de ces huiles, leurs bienfaits et les précautions d’emploi.


4.21 Action par inhalation
Cette méthode concerne les huiles essentielles ayant des propriétés :
-    assainissantes et désinfectantes,
-    respiratoires,
-    relaxantes,
-    désodorisantes,
-    parfumantes,
-    anti-insectes.
La diffusion est possible à l’aide de différents appareils se trouvant sur le marché :
• Le diffuseur à froid (verrerie et compresseur type aquarium)
Ce moyen est idéal parce qu’il véhicule l’essence sous forme de brouillard, sans la chauffer
Il n’est pas sans inconvénient : fragile et bruyant, il ne s’intègre pas toujours facilement dans les pièces à vivre.
• Les diffuseurs chauffants
Plusieurs modèles existent, généralement en poterie. Ils varient en fonction du principe de chauffe : bougie ou lampe à incandescence de salon.
Le modèle doit être conçu de manière à chauffer le moins possible l’huile essentielle. À cette fin, mettre un peu d’eau dans le fond du réceptacle, avant d’y déposer l’huile.
La voie respiratoire est la voie la plus favorable pour absorber les huiles essentielles dans l’organisme. Les huiles essentielles vont dégager les voies respiratoires en fluidifiant les sécrétions nasales. Les arômes contenus dans les huiles essentielles vont quant à eux avoir un effet sur le système nerveux, comme un effet relaxant ou déstressant. Certaines odeurs vont d’ailleurs pouvoir avoir des effets différents en fonction des individus.
 
Les essences sont véhiculées par le sang dans l’ensemble de l’organisme, et donc susceptibles d’agir au niveau de nombreux organes. Par ailleurs, les huiles essentielles ont également  une action indirecte car elle se diffuse sur le système sensoriel olfactif, et entraîne une réaction psychoaffective.

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Les essences sont véhiculées par le sang dans l’ensemble de l’organisme, et donc susceptibles d’agir au niveau de nombreux organes. L’inhalation des huiles essentielles permet un effet rapide au niveau du système nerveux central : les molécules  d’huile essentielle vont être dissoutes dans le mucus et vont atteindre l’épithélium, muqueuse recouvrant le toit de la cavité nasale constituée entre autre de cellules nerveuses, neurones récepteurs olfactifs. Ces cellules nerveuses sont responsables de la transduction de l’information olfactive perçue dans les huiles essentielles vers le cerveau. Les neurones récepteurs olfactifs sont qualifiés de bipolaires, un pôle appelé apical orienté vers la cavité nasale et un pôle appelé basal, orienté vers la partie profonde de l’épithélium. Le pôle apical va disposer d’une ramification dendrique unique, qui, à son extrémité, présente un renflement appelé bouton olfactif. Celui-ci va se prolonger en ramifications, les microvillosités appelées cils olfactifs. C’est à leur surface que se trouvent les récepteurs olfactifs qui vont détecter les molécules d’huile essentielle, ce qui va générer le message nerveux électrique. Ce message nerveux va être conduit au pôle basal, puis il va longer l’axone et enfin atteindre les glomérules du bulbe olfactif. Le message va être ensuite transmis par le biais de la synapse, phénomène appelé transmission synaptique*, jusqu’à des neurones relais, les cellules mitrales qui vont à leur tour véhiculer le message à d’autres régions du cerveau selon les propriétés de l’huile essentielle utilisée.
Elles vont ensuite pouvoir influencer nos émotions et modifier notre mental.
4.2.2 Système pulmonaire
Pour les molécules d’huiles essentielles qui n’ont pas été véhiculés par le système nerveux, elles vont continuer leur chemin vers les poumons : amenées par l’air respiré, elles passent par le pharynx, la trachée artère, les bronches, les bronchioles puis enfin les alvéoles pulmonaires. Elles participent aux échanges gazeux entre les alvéoles et les capillaires : le dioxygène inspiré passe dans le sang, au niveau des capillaires qui libèrent l’anhydre carbonique. Les molécules d’huiles essentielles passent simultanément dans le système sanguin.
Il n’y a cependant qu’une faible quantité de molécules d’huiles essentielles qui va pouvoir participer aux échanges gazeux.

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La diffusion atmosphérique : C'est l'utilisation la plus facile, mais il faut utiliser uniquement un diffuseur adapté, soit qui permet une micro diffusion, ou un diffuseur dont la température de diffusion est située entre 35 et 60°c maxi. Eviter le brûle-parfum la température obtenue peut-être supérieur à 100°c, cette température accélère l'oxydation et altère les propriétés des huiles essentielles. Il ne faut pas laisser le diffuseur atmosphérique actif en permanence: environ dix minutes par heure, sont suffisantes. Mais, il faut savoir que la diffusion peut être contre-indiquée pour les personnes souffrant d'allergies respiratoires (asthme).
L'inhalation : il suffit d'ajouter quelques gouttes d'huiles essentielles à un bol d'eau chaude (non bouillante) et d'en respirer les vapeurs, une serviette sur la tête. Une inhalation sèche est aussi possible en déposant quelques gouttes sur un mouchoir propre que l'on respirera profondément.
4.2.3La voie cutanée :
Par voie cutanée signifie par la peau.
Elle joue le rôle d’enveloppe protectrice du corps et protège nos tissus et nos organes internes des agressions extérieures. Sa fonction de barrière est perméable à pratiquement toutes les substances, ce qui permet donc pour les huiles essentielles une pénétration locale sur une durée d’action étendue puisqu’elles vont passer progressivement la « barrière cutanée ». On peut d’ailleurs l’utiliser en grande quantité et non s’arrêter à quelques gouttes.
 
La peau est constituée de trois « régions » principales : l’épiderme, le derme et l’hypoderme.

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-    L’épiderme, la partie extérieure de la peau, visible à l’œil nu mesurant seulement moins d’un millimètre d’épaisseur, constituée de cellules de kératine, protéine fibreuse et synthétisée, utilisée par de nombreux êtres vivants comme éléments de structure. Ce sont ces cellules qui assurent à la peau sa propriété d’imperméabilité. Les principaux types de cellules, renfermées dans l’épiderme sont les cornéocytes, les mélanocytes et les kératinocytes. Les cornéocytes sont les cellules mortes de la couche cornée qui ont pour rôle de protéger le corps des agressions extérieures et les mélanocytes vont donner la pigmentation de la peau. Quant aux kératinocytes, constituant à elles seules 90% de la couche superficielle de la peau, elles synthétisent la kératine. Il y aussi la présence de cellules de Langerhans, très importantes pour la défense immunitaire de notre organisme

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-    Le derme est la partie la plus épaisse de la peau. Elle contient les vaisseaux sanguins qui vont nourrir la peau, les nerfs qui la rendent sensible et les fibres de collagène et d’élastine qui donne à la peau son élasticité. On y trouve aussi les follicules pileux, enveloppes dans lesquelles vont être produit les poils, les glandes sébacées qui ont pour rôle de sécréter le sébum qui va graisser la peau en surface,  les glandes sudoripares qui sécrètent la sueur qui va éliminer les toxines, et un enchevêtrement de fibres et vaisseaux sanguins.
-    Enfin, l’hypoderme est une couche de graisse qui va protéger le corps des pressions et agressions extérieures.
 Après avoir été mélangées à un excipient, on les applique sur la peau. Elles vont alors pénétrer dans la peau par 2 voies :
-    En premier lieu par la pénétration, qui correspond au passage de la substance dans la couche de l’épiderme. Les huiles essentielles vont être diffusées à travers la couche cornée, soit par passage transcellulaire, passage direct traversant successivement les cellules et les espaces extracellulaire, soit par passage intercellulaire dans les espaces libres entre les cornéocytes.
-     Il y a une deuxième voie de pénétration possible : il s’agit d’une voie empruntant les annexes cutanées : les follicules pileux et les glandes sudoripares. Les molécules d’huiles essentielles vont alors atteindre le derme et être transportées dans le circuit sanguin par les artérioles et veinules du derme. C’est dans le sang que les molécules lipophiles, solubles dans les corps gras et insolubles dans l’eau, vont se combiner et pénétrer à travers les lipides contenus dans la peau. Les molécules hydrophiles, molécules solubles dans l’eau vont, quant à elles, utiliser les liquides de la peau pour voyager dans l’organisme. La couche cornée va jouer un rôle de réservoir où les molécules d’huiles essentielles vont pouvoir être stockées pendant un certain temps.
 
 
Cependant la qualité d’absorption de celles-ci va varier selon leur viscosité : plus les huiles essentielles vont être visqueuses,  plus elles seront absorbées lentement. Les moins visqueuses sont les plus volatiles donc leur évaporation sera plus rapide.
L’utilisation des plantes dans le domaine médical est si lointaine que l’efficacité de ces végétaux est certaine. Cependant, une grande partie de ces vertus sont encore inconnues à jours car peu d’études s’y sont intéressées. Par ailleurs, les résultats concernant la nature des huiles essentielles nous ont appris qu’elles peuvent concentrer jusqu’à 100 fois le principe actif de certains végétaux. Ces différents composés chimiques fonctionnent en synergie leur donnant le caractère guérissant des huiles essentielles, en partie grâce aux terpénoïdes (substance naturelle organique) très présent dans la composition chimique de ces dernières.  Les huiles essentielles sont très concentrées en éléments chimiques actifs et peuvent représenter certains dangers, c’est pourquoi on les utilise en faible quantité sur notre corps, au risque d’abimer la peau et les mucus. Leurs actions sur l’organisme sont d’autant plus étonnantes que les faibles doses d’huiles essentielles utilisées.
Malheureusement, les manœuvres nécessaires à la production d’une huile essentielles sont très couteuses et très longues, de ce fait le prix d’une huile essentielle peut parfois sembler élevé.
C’est l’une des raisons avec le fait qu’elles auraient pu nuire aux médicaments des laboratoires pharmaceutiques, qui font que les huiles essentielles sont d’actualité seulement maintenant alors qu’elles existent depuis toujours. Ce phénomène de « mode » est considéré comme étant un remède de « grand-mère » car peu de personne en connaissent les bienfaits et la pratique, d’autant plus que le prix peut parfois freiner la population à tester cettte médecine. La plupart des vertus attribuées aux huiles essentielles sont justifiées d’autant que leurs actions sont précisent et pas sans résultat.
Mais l’aromathérapie doit à présent être considérée comme étant un traitement thérapeutique reconnu, cette pratique est bien trop complexe pour seulement être une « recette de grand-mère ». Ce savoir-faire dépasse largement les remèdes sans conséquence que l’on trouve dans le placard de cuisine. Les mœurs changeront et l’aromathérapie fera très certainement parti de notre quotidien dans l’avenir.
La voie transcutanée (massages ou bains): Peu d'huiles peuvent être appliquées pures sur la peau. Certaines huiles essentielles étant particulièrement agressives, car très riches en phénols, il est indispensable de les diluer dans une huile végétale. Pour le bain, les huiles essentielles, n'étant pas hydrosolubles, elles doivent être utilisées avec un dispersant spécifique (lait, œuf, alcool...).



4.2.4 La voie orale :
Après que l’homme ait ingéré des huiles essentielles mélangées à un excipient, elles vont suivre la voie de l’appareil digestif : la bouche, l’œsophage, l’estomac, et l’intestin grêle. A la fin de la digestion, l’intestin grêle va renfermer un liquide qu’est le mucus intestinal qui protège la paroi muqueuse de l’intestin, appelée l’épithélium, du suc digestif.
Le mucus intestinal contient principalement des substances solubles c’est-à-dire les nutriments et les molécules d’huiles essentielles. La surface de la muqueuse intestinale va être augmentée par la présence de villosités intestinales, et donc accroître sa surface d’absorption et d’échange avec les vaisseaux sanguins.
L’épithélium est composé de quatre types cellulaires : les cellules coliformes qui vont sécréter du mucus, les cellules épithéliales résorbantes, qui forment des microvillosités très rapprochées les unes des autres constituant un plateau strié et ont une activité absorbante, les cellules à granulations de paneth qui sécrètent des enzymes et enfin les cellules à granulations basales qui produisent des hormones.
Toutes ces cellules vont border les pourtours des villosités intestinales, ce qui va permettre aux capillaires sanguins et lymphatiques se trouvant dans les villosités d’être très proches des cellules absorbantes de la muqueuse c’est-à-dire les épithéliales, et donc d’absorber rapidement les nutriments et les molécules d’huile essentielle afin de pouvoir les transporter vers toutes les cellules de l’organisme par le sang.

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Si ce mode d'utilisation peut être le plus efficace, il est en revanche potentiellement dangereux car nombre d'huiles essentielles sont toxiques, notamment celles riches en cétones et en lactones. D'autres, riches en phénols sont hépatotoxiques et doivent être prises avec des huiles essentielles hépatoprotectrices et sur du court terme. C'est la voie la plus indiquée pour un "drainage hépatique".
La voie rectale : (suppositoires) c'est la voie de préférence pour les enfants et les nourrissons ou les personnes fragiles des muqueuses digestives. Elle a un autre avantage sur la voie digestive, la résorption par les veines anales permettent un contournement du foie. Elle permet donc d'avoir un taux plasmatique intéressant alors que la voie digestive écrête les huiles essentielles par effet de premier passage hépatique. Cependant, les personnes souffrant d'hémorroïdes ou de diverticules inflammés peuvent avoir des difficultés avec l'administration des huiles essentielles par voie rectale.