Les huiles essentielles prennent une place de plus en plus importante dans notre quotidien. On s'en sert tout à la fois pour conjurer le mauvais sort, se soigner, se détendre, aromatiser la nourriture, conserver les aliments voire les morts.
Une vraie curiosité est née en nous. D'où étaient issues ces huiles essentielles ? Où étaient elles localisées dans les plantes ? Existait il pour les néophytes que nous étions une classification de ces huiles ? Pourquoi ces huiles essentielles, utilisées depuis des millénaires, sont elles aujourd’hui parfois tant décriées ? Quelle est leur composition qui conduit à tant de mystères ? Quels sont leurs modes de fabrication qui allaient permettre de transformer des éléments de la nature en huile, et leurs contraintes. Enfin comment utilisait-on ces produits dans les domaines médicaux et cosmétiques ? Ces utilisations comportent elles par ailleurs des limites ? Mais en premier lieu rappelons la définition d'une huile essentielle.
Les huiles essentielles sont définies par l'AFNOR (Association Française de NORmalisation) comme étant des produits obtenus soit à partir de matières premières naturelles par distillation à l'eau ou à la vapeur d'eau, soit à partir des fruits de Citrus par des procédés mécaniques et qui sont séparés de la phase aqueuse par des procédés physiques.

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L'huile essentielle (ou parfois essence végétale) est le liquide concentré et hydrophobe (substance que l'eau ne mouille pas ou qui tend à éviter le contact avec les molécules d'eau) des composés aromatiques (odoriférants) volatils d'une plante.  En chimie l’huile essentielle est considérée comme « un mélange de molécules variées, comprenant en particulier des terpènes  c'est-à-dire dérivés de l'isoprène et non du benzène et des composés oxygénés »